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Dernière mise à jour 18 février, 2020

L’objet de notre thèse est la participation sociale au sein de quatre projets pilotes Villes-amies des aînés au Québec (VADA-QC). Ces projets se situent dans un contexte sociopolitique particulier dans lequel le gouvernement québécois a entrepris avec les municipalités un grand chantier sur l’adaptation des environnements sociaux et bâtis aux besoins et aux attentes des aînés.

 Nous visons à comprendre comment la participation sociale à travers VADA-QC façonne la reconnaissance de la vieillesse et des aînés. Ainsi, nous explorons la théorie de la reconnaissance sociale développée par le philosophe Axel Honneth qui explique le processus par lequel les individus se sentent reconnus comme membres à part entière de leur milieu. La théorie de la lutte pour la reconnaissance est donc une théorie de la morale sociale (Honneth, 2006). D’abord, la reconnaissance s’inscrit dans les liens affectifs, et particulièrement dans l’expérience de l’amour. Ensuite, elle apparaît dans les règles et les lois universelles reconnue par la société, bref avec l’instauration du droit. Enfin, la reconnaissance s’insère dans le caractère solidaire de la vie commune et le partage des valeurs collectives.

À partir d’un devis qualitatif, nous avons réalisé quatre études de cas des projets pilotes VADA-QC en mettant l’accent sur les aînés impliqués dans la démarche. Nous avons mené et analysé 13 entretiens auprès d’aînés impliqués dans la démarche. 

De manière générale, les résultats montrent que tous les cas à l’étude traitent souvent de la participation à la sphère de la vie récréative et la sociabilité. Par ailleurs, tous les cas mettent également en lumière la participation des aînés dans la sphère de la vie associative et le bénévolat. Sur le plan des représentations de la vieillesse, un double discours apparaît chez les participants : la vieillesse est tant une expérience appréciative que dépréciative. Sur le plan de la reconnaissance sociale, l’aîné est en grande partie reconnu comme une personne âgée, c’est-à-dire à partir de ses activités de la sphère de la vie récréative et la sociabilité, ainsi que par son engagement dans la sphère de la vie associative et le bénévolat. Par contre, cette reconnaissance pour les aînés ne prend pas en considération leur âge. Quand les aînés sont envisagés, il est impossible de les identifier comme un groupe social distinct basé sur l’âge. Il est apparu évident de faire la distinction entre les personnes en amont de la vieillesse, c’est-à-dire se situant entre 60 à 80 ans, et les personnes en aval du grand âge, soit 80 ans et plus. Pour terminer, la municipalité, en tant qu’institution, promeut et met en place une gouvernance participative qui a des forces et des limites pour les aînés. La municipalité peut être également envisagée comme une communauté. Pour les aînés, elle sera une « communauté de valeurs » du moment qu’elle prend en considération les particularités de la vieillesse, comme il est révélé dans l’illustration des trois formes de reconnaissance de Honneth.

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